mercredi 15 octobre 2008

Des lustres

J’ai appris quelque chose de joli aujourd’hui.
Lustre vient du latin lustrum. Il désigne le sacrifice expiatoire qui avait lieu à Rome tous les cinq ans, après le recensement de la population (ça ressemble drôlement à nos prescriptions de délais d’élections?!), le lustre dénomme le recensement lui-même. Aujourd’hui c’est lorsque qu’il est question d’un intervalle de cinq années.
Mais qu’est-ce qu’un sacrifice expiatoire exactement? D’après le littré, la messe serait un sacrifice expiatoire…

Nocturne à Versailles (juillet 2008)

jeudi 9 octobre 2008

Décompte

L'heure des comptes
En cette quasi avant veille d'élections, il y a plusieurs partis politiques dûment enregistrés.
Une liste de ces partis politiques est disponible sur le site d'élections canada:
http://www.elections.ca/content.asp?section=pol&document=index&dir=par&lang=f&textonly=false


* Animal Alliance Environment Voters Party of Canada
* Bloc Québécois
* First Peoples National Party of Canada
* Le Parti Vert du Canada
* neorhino.ca
* Newfoundland and Labrador First Party
* Nouveau Parti démocratique
* Parti action canadienne
* Parti communiste du Canada
* Parti conservateur du Canada
* Parti de l'Héritage Chrétien du Canada
* Parti libéral du Canada
* Parti Libertarien du Canada
* Parti Marijuana
* Parti Marxiste-Léniniste du Canada
* Parti Progressiste Canadien
* Pouvoir Politique du Peuple du Canada
* Western Block Party
* Work Less Party


Hors de la dérision, le plus «alternatif» est sans contredit le work less party». J'attends une version bilingue. De toute façon je ne crois pas que ce parti ait un représentant dans ma circonscription...Intéressant tout de même, surtout en ces temps où l'humeur est quelque peu à la récession.

Work Less Party:
http://www.worklessparty.org/
Un document audiovisuel explicatif se trouve à l'adresse:
http://www.workersoftheworldrelax.org/

lundi 6 octobre 2008

Tout ce qui monte redescend

La différence entre hier et aujourd’hui? Hier, quand le clergé, l’état ou la noblesse commandait un tableau, on ne s’attendait pas nécessairement à ce que s’ensuivent des retombées économiques… Le roi était parfois difficile à divertir.

Ais-je déjà écrit que j’adore la série des Creature comfort?
Creature comfort on art;
http://fr.youtube.com/watch?v=pDo_vs3Aip4

jeudi 2 octobre 2008

Des mondes

Dans la foulée de ce qui s’exprime autour des élections, voici un texte inspirant de Richard Desjardins sur le web;
http://www.canoe.com/infos/quebeccanada/federales2008/archives/2008/09/20080927-084309.html

Commentaire anecdotique sur la télédiffusion du débat «des chefs» à la télévision. Comme si on ne pouvait que relater le mineur, est-ce que cela signifierait que les «vraies questions« ont été escamotées? En tout cas, comment se fait-il que l’animateur Stéphane Bureau y allait de Stéphane par ci et Stéphane par là, en s'adressant à M. Stéphane Dion lors du débat des chefs qui était présenté à la télévision hier soir? Alors qu’il interpellait les autres avec moins de familiarité, ne les appelant pas par leur prénom…
À mon avis, tout cela était trop bon enfant pour vraiment renseigner qui que ce soit sur les vraies couleurs des partis. J'ai noté par contre le ton de M. Harper; roucoulant et doucereux. Ça m’a énervée.

samedi 27 septembre 2008

424

Suis tombée sur ce site fort distrayant comme dirait l'autre;
424 livres audio gratuits à écouter et télécharger...

http://www.litteratureaudio.com/index.php/notre-bibliotheque-de-livres-audio-gratuits/

La palette est large; ça va d'un «Français, encore un effort si vous voulez être Républicains» du Marquis De Sade à Jean-Jacques Rousseau «Sur les femmes»... intéressant, jusqu'à quinze contes interdits de Jean de La Fontaine dont «Comment l'esprit vient aux filles».
Y figure aussi (en cette période électorale, que je mentionne bien ironiquement vous aurez compris) le poème d'Octave Crémazie: »Canada». S'adresse à ceux et celles qui auraient un attachement particulier pour les rocheuses.

Ces lectures sont parfois maladroites, enfin, pas très bien lues j'en conviens mais édifiant à télécharger sur un baladeur, pour écouter lorsqu'on fait de la route! Et il y en a aussi pour les enfants...

mercredi 24 septembre 2008

The end

Je ne suis pas très calée en cinéma, même si je vois beaucoup de films (en analyse devrais-je écrire). Je me demande; comment se fait-il que j’ai la nette sensation qu’il y a de plus en plus de films qui se terminent avec une fin ouverte?
Savez, le genre de fin qui nous laisse sur notre appétit. On tergiverse, on discute, on se demande quel serait le destin des protagonistes…
D’accord, c’est…ouvert. Mais ne serait-ce pas le symptôme d’un problème (et je n’ai pas écrit problématique : m’énerve l’emploi de ce mot qui veut exprimer tout à fait autre chose…grrr. Pourrait-on recommencer à utiliser le mot problème, simplement ou lui trouver un synonyme? bref.)… Un problème qui est répandu; l’absence de prise de position claire, le flou dans les propos, le droit de réserve, la peur d’avoir un point de vue éditorial, de se commettre, le fait d’esquiver tout ce qui pourrait entraîner un vrai débat…
À vouloir plaire à tout le monde on ne plaît finalement à personne…
Dans une histoire, il y a un début, un milieu et une fin, habituellement. Pas en ce moment me semble-t-il. On attrape des personnages au vol, on les suit un bout de temps dans un bout d’histoire (qui s’enchevêtre la plupart du temps) et on les laisse là où on peut, avec tous les paramètres possibles et imaginables…Ok, c’est une façon de faire. Mais pour la spectatrice que je suis ce n’est pas souvent satisfaisant!
Est-ce à dire qu'on ne veut pas que les choses se terminent, que l’irrémédiable survienne…encore moins l’irréparable, point final?!
À ce propos, j’ai vu le dernier Woody Allen et je ne pense pas que ce soit un de ses meilleurs films (parce qu’il demeure en surface, il effleure) mais au moins il a le courage de terminer son histoire. Parfois on aurait aimé que le film aboutisse autrement mais si c’était le cas, il s’agirait d’un tout autre film.
Devrait-on revoir l’emploi du fameux : The end?

mardi 23 septembre 2008

Aimé Césaire

Image provenant de :
www.au-senegal.com/+Hommage-a-Aime-Cesaire+.html.


Aimé Césaire est un monument. Il a publié;

C’est moi-même, terreur, c’est moi-même.


Les rêves échoués desséchés font au ras de la gueule des rivières
de formidables tas d’ossements muets
les espoirs trop rapides rampent scrupuleusement
en serpents apprivoisés
on ne part pas on ne part jamais
pour ma part en île je me suis arrêté fidèle
debout comme le prêtre Jehan un peu de biais sur la mer
et sculpté au niveau du museau des vagues et de la fiente
des oiseaux
choses choses c’est à vous que je donne
ma folle face de violence déchirée dans les profondeurs
du tourbillon
ma face tendre d’anses fragiles où tiédissent les lymphes
c’est moi-même terreur c’est moi-même
le frère de ce volcan qui certain sans mot dire
rumine un je-ne-sais-quoi de sûr
et le passage aussi pour les oiseaux du vent
qui s’arrêtent souvent s’endormir une saison
c’est toi-même douceur c’est toi-même
traversé de l’épée étrenelle
et tout le jour avançant
marqué du fer rouge de choses sombrées
et du soleil remémoré

Il écrivait, dans une lettre adresssée à Lilyan Kesteloot (1) ;
«D’où venu? Non artificiellement imposé du dehors, mais jailli des profondeurs. Nuit du sang bondissant au jour et s’imposant; le tempo de la vie; sa saccade; non la musique des mots captée, mais ma plus profonde vibration intérieure. C’est pourquoi le sculpteur soudanais ne travaille que de nuit et en chantant, incorporant dans la statue le verbe incantatoire. Alors quid de la poésie? Il faut toujours y revenir : surgie du vide intérieur, comme un volcan qui émerge du chaos primitif, c’est notre lieu de force; la situation éminente d’où l’on nomme; magie; magie.»

À Montréal, on a la chance d’avoir un cabaret Césaire dans le cadre du Festival International de la Littérature au Lion d’or, vendredi soir prochain. J’y serai sans faute.

(1) Aimé Césaire par Lilyan Kesteloot, poètes d’aujourd’hui, Éditions Pierre Seghers, 1962.