vendredi 16 avril 2010

Christiane Charette

Ça fait déjà un bon moment que je n’écoute plus la radio d’état en «Live». Trop de bla-bla, trop de sujets qui m’ennuient; par exemple une chronique des vins, une couverture d’événement anecdotique, du mondain, beaucoup de mondain…Une langue française qui fout le camp, une familiarité ahurissante, et des meilleures et j’en passe. Trop de détails m’exaspèrent. Notamment les «people» et les choses afférentes… Alors j’évite l’écoute de Christiane Charette qui me fait presque regretter M.-F. Bazzo, ce qui n’est pas peu dire…
Hier une amie me demande si j’avais entendu l’«entrevue» avec la Baronne de Rotschild… (entrevue du jeudi 15 avril 2010)
http://www.radio-canada.ca/emissions/christiane_charette/2009-2010/archives.asp?date=2010-04-15
- Non, évidemment.
- Tu devrais vraiment écouter ça, je n’ai jamais vu une entrevue aussi pourrie et ça fait pitié parce qu’elle se fait ramasser et on dirait qu’elle ne s’en rend même pas compte…
Je croyais que l’amie exagérait. Je me branche sur R-C. en soirée. (merci Internet d’offrir cette souplesse!). Et j’écoute. Au départ, visiblement tout ce qui intéresse Mme Charette est le rapport qu’entretient la Baronne avec le cash. Celle qui est soi-disant là pour parler de son livre se fait visiblement chier (excusez l’expression) mais elle commence au bout d’environ huit minutes à en avoir vraiment assez. Elle la reprend à qui mieux-mieux et finit par lui dire que si son interlocutrice lui posait des questions, elle aurait peut-être des réponses et elle lui dit; posez-moi telle question, allez, posez-moi cette question… Finalement obligée d’obtempérer C. Charette doit se résoudre à lui poser la dite question…La Baronne soutenant qu’elle est là pour des raisons commerciales (ce qui est tout de même bien vu, étant donné l’intérêt soutenu que son Intervieweuse porte aux choses mercantiles), réussit à ahurir Mme Charrette. En affirmant qu’elles ne se connaissent pas, qu’elle ne sont pas amies… Qui ne se contente de nommer au moins dix huit fois la Baronne (encore pire que dans l’excellente parodie qu’en avait faite Marc Labrèche dans le cadre se son émission 3600 secondes d’extase.
Bijou à voir sur Youtube: http://www.youtube.com/watch?v=fF0dVVNrWik
Bref, Mme Charrette, incapable de mener une réelle entrevue, se contentant de se limiter à des questions superficielles et anecdotiques ne réussit pas à intéresser son invitée, même lorsqu’elle fait allusion au passage de la Baronne sur un plateau de télé en France, celle-ci lui rétorque; je ne comprends pas à quoi vous faites allusion, posez une vraie question
…Finalement, je crois que cette entrevue devrait être citée en exemple aux jeunes qui voudraient faire du journalisme. Tout y est. Condescendance, ignorance, superficialité, et ma foi, un manque de finesse et d’intelligence.Ce qui me désespère là-dedans c’est que nos deniers servent à financer cela, que personne ne semble être à la barre pour assurer une qualité et une crédibilité, que l’on glisse, de manière bon enfant dans un ordre de laisser aller dans lequel on se conforte dans la mièvrerie et l’ultime platitude….Bijou d’insipidité.

Volet : «human Interest»
- «Combien de maisons avez vous?»
- «Quel âge avez vous?
- «Vous assumez votre graisse» (!!!!?)
- «Votre voix est exceptionnellement claire…»
- «Pour vous l’opportunisme est une manière de vivre…»
- «Vous avez une franchise par rapport à l’argent…»
- «Dans votre philosophie, il faut être amoureuse de cet homme là…»
(qui répond; - «autant que dans la votre madame …Je trouve insensé que l’on continue à poser ce genre de questions…enfin soyez raisonnable…»)
- «Gagner de l’argent est une affaire d’homme le dépenser est une affaire de femmes…»
(qui répond; vous mélangez un petit peu les choses, madame…»)
- «Il faut être capable d’affronter l’opinion des gens…»
Mme De Rotschild;
- «…pourquoi voulez vous que je dise le contraire de ce que je pense?»

Là on se retrouve à 9 minutes et la Baronne exaspérée nomme le livre qu’elle vient soi-disant défendre….

Volet : ce que je pense des jeunes filles
Mme de Rotschild;
- «…Sur Internet vous dites tout, on sait tout en trois secondes (…) Regardez aujourd’hui l’indécence de toutes ces femmes qui vont sur Internet…»
- «Si je comprends bien vous y allez, ou vous n’y allez pas … regarder ce qui se passe là….(…) Vous n’avez pas une page facebook au nom de Nadine de Rotschild…»

(elle ne comprend pas vite….)
Finalement à 10minutes quarante, Mme Charrette donne le titre du livre. Mais s’embourbe dans des allusions à une controverse…
Mme de Rotschild répond;
- « posez-moi une question directe, je comprendrai mieux…»
- «La question directe...euh, je fais référence à ce qui s’est passé sur le plateau de Laurent Ruquier….»
(méchante question directe, si vous voulez mon avis!)
- «Quand vous voyez des jeunes filles qui se font traiter de manière méchante, je dis attention mesdemoiselles, vous avez des tenues qui sont quand même provocantes…Alors là, j’emploie le mot provocante…(…)
C.C;
-«Et… euh intervenir sur la place publique dans un débat plus sérieux comme celui-là… euh vous trouvez ça intéressant? Vous aimez faire ça? (…)»
(alors là, qu’est-ce qu’elle croit? Que la baronne ne s’occupe que de mondanités en discutant de la pluie et du beau temps?! Question insultante et inutile!)
- «Ce n’est pas que j’aime… mais je vends un livre aujourd’hui madame! J’assume un rendez-vous commercial avec vous».
(L’air de dire, pourquoi m’avez-vous invitée au juste?!)
Malaise. C. Charette rit jaune et ajoute…«quand je dis franche, vous savez que c’est la première fois qu’un invité dit ça…»
(pourquoi, on se demande si elle croit vraiment que les gens vont la voir pour ses «beaux» yeux… ou sa «notoriété»….!)
- «Mais bien entendu, vous n’allez pas me dire que nous sommes amies, puisqu’on ne s’est jamais vues….»
Et C.C est piquée au vif dans son amour propre rétorque;
- «non, non, non, c’est pas vrai qu’on ne s’est pas vues, (elle bafouille) vous étiez déjà venue à Montréal et on avait fait une entrevue à ce moment là, mais….» «Et c’est assez cru quand même de le….»
(Visiblement ça n’a pas marqué la Baronne….;)
- «Et c’est vrai que c’est un rendez-vous commercial, je vends un livre qui s’appelle….»
(elle tente encore de la ramener sur les sujets de l’entrevue….On est à 13 minutes sur les 16 que dure l’entretien et on y est pas parvenu encore…c'est laborieux.)Elle persiste;
«Mais c’est vrai que c’est un rendez-vous commercial, je vends un livre qui s’appelle (…), mon éditeur m’a dit, mon attaché de presse aussi, vous devez aller parler à Radio-Canada, c’est une merveilleuse émission, ce que j’accepte et volontiers, d’ailleurs j’en suis ravie, mais ne me dites pas que nous sommes dans un débat d’amitié, alors quand vous me demandez si j’aime ça, ce n’est pas que j’aime mais je suis obligée de la faire. Grâce à Dieu vous me demandez de venir et j’apprécie infiniment mais si vous me demandez si j’aime le faire, oui, parce que j’écris et que pour vendre quelque chose il faut aussi être public.»
- «Alors l’allusion que j’ai faite au plateau de Laurent Ruquier, c’était un rendez-vous commercial aussi pour vous? »
(Mais où est-ce qu’elle va avec une telle réflexion sans intérêt…?)
La Baronne;
- «Quand on me pose une question je réponds, comme pour vous…»
C.C;
- «Mais c’est ça, ….Nadine de Rotschild, Baronne de Rotschild, pourquoi avez vous besoin de vendre des livres?»
(alors, là on revient à la case départ….)
- (avec un ton légèrement las….) «Mais madame parce que dans la vie je ne peux pas prendre le thé trois foi par jour…»
- «Ah, c’est par intérêt…
- «Exactement…! Parce que figurez-vous et ça vous oubliez toujours madame, dans vos émissions, vous journalistes, entre guillemets (en disant cela on se demande si elle se questionne sur la capacité de C.C d’interviewer…?), de poser ce genre de questions… Où va l’argent que vous gagnez? Alors demandez-moi….»
C.C;
- «Où va l’argent que vous gagnez….Non, attendez j’en ai une autre avant….Combien gagnez vous d’argent?»
(décidément…)
- «…mais ça dépend… Là si je suis à trente mille de vente de mes livres, je pense que je vais retirer une certaine somme…alors maintenant posez-moi la deuxième question…»
- «Où va l’argent que vous gagnez?»
- «Et bien cette année, chère madame, depuis vingt-cinq ans que j’écris, cette année la totalité de mes droits d’auteur comme toujours vont cette année aux infirmières, et aux sages femmes, voilà. Et ça a toujours été comme ça, ce sont ou pour les maisons d’enfants, ou pour les vieillards ou pour le sida dont j’ai pris la présidence cette année pour la Suisse et vous voyez, si vous me posiez des questions vous auriez des réponses intéressantes mais quand vous me parlez de mes maisons, quand vous me parlez de certaines choses, pourquoi voulez vous travailler pour gagner de l’argent?… ben je vous réponds.»
- «Ben voilà, chère Baronne, Nadine de Rotschild, je vous remercie beaucoup pour cet entretien (... ) Il y a d’autres livres aussi qui sont disponibles aussi…»
(L’autre lui coupe la parole);
- «Vous savez, j’en suis à mon quinzième… Vous savez, aujourd’hui je suis pratiquement à égalité avec vous, je pourrais faire du journalisme, je pourrais être chroniqueuse dans n’importe quelle de vos émissions voyez-vous …»
(en effet...à quoi j’ajoute, elle aurait aussi pu dire, je pourrais vous donner des cours!)
C.C;
-« Et puis vous avez une voix très charmante alors ce serait un plaisir de l’entendre….»
(non contente de n’avoir rien su dire d’intelligent elle persiste dans le human interest….)
- « Merci, merci et j’espère que je retourne au Canada et que nous pourrons déjeuner ensemble…»
- «Ce serait un grand plaisir, Nadine de Rotschild merci beaucoup pour cet entretien Nadine de Rotschild, Ma philosophie d’un boudoir à l’autre, carnets intimes, c’est une nouveauté chez Albin Michel…»

Parlez moi de ça une entrevue surréaliste….! Gaspillage de fonds publics.

mercredi 7 avril 2010

Turner


Ahhhhh...que j'aimerais être à Paris en ce moment pour voir l'exposition de JMW Turner au Grand Palais. C'est, et de loin, mon peintre préféré.
J'ai lu dans le ParisMatch (autant écrire - de source sûre) qu'il s'est fait attacher au mât d'un navire pendant quatre heures durant une tempête avant de peindre «Tempête de neige»...De retour à quai, les marins l'ont apparemment regardé s'éloigner avec soulagement.
En 2008 il y a eu une rétrospective au M.E.T. à New York, que j'ai manquée également...Est-ce que quelqu'un peut me dire où se tiendra la prochaine expo. majeure que je prévoie la coup cette fois là?
Fait d'hiver intéressant, anecdote (vraie ou pas) lu dans le Routard sur Cuba; Castro aurait demandé, lors d'une assemblée «y-a-t-il un économiste dans la salle?» Affirmatif! Aurait répondu Le Che, ayant plutôt compris «y-a-t-il un communiste dans la salle?» De visù, l'économie n'est pas le point fort qui le caractérisait, outre son charisme qui transcende les ères...
L'histoire souffre parfois de malentendus!

vendredi 26 février 2010

Hypocrisie

Je suis bien d’accord avec une opinion lue dans la journal La Presse aujourd’hui (dont je ne retrouve malheureusement pas le lien) : Il n’y a rien de plus facile que de taper sur les fumeurs.
J’ajouterais à cela, pire on y prend plaisir. Il y a un tel mépris aujourd’hui à l’égard des gens aux prises avec cette addiction. Mépris affiché joyeusement la plupart du temps. Je me demande parfois si on oserait avoir une telle attitude avec une personne qui a des problèmes d’alcool ou de drogue…La dépendance à la cigarette est sérieuse et navrante.
Pourquoi alors traiter le fumeur comme une personne faible et sans volonté, voire un looser? On a exclu les fumeurs des endroits publics fermés. On les exclut maintenant des parcs et des lieux où se pratiquent des activités de plein air. Soit. On découvre que les textiles et autres matières mises en contact avec l'environnement d'un fumeur peuvent dégager des substances toxiques qui sont potentiellement dangereuses pour la santé. À ce propos, savez-vous ce que dégage du mobilier neuf? Les matériaux utilisés dans la construction d'une maison neuve?
D’accord. Mais pourquoi est-ce que les cigarettes sont encore en vente libre? Pourquoi ne pas faciliter l’accès aux produits qui aident à l’abandon du tabac? Les gommes et timbres sont encore trop chers ici au Québec, ils le sont moins en France par exemple ou ailleurs. J’ai déjà fait des démarches avec un centre d’abandon du tabac et à part deux rendez-vous ratés (parce que la personne avec qui j’avais rendez-vous ne s’est jamais présentée) avec une nutritionniste, tout cela ne m’a pas vraiment aidée. On a aussi le droit de louer un appartement à des non fumeurs, mais cela implique que s’ils invitent des gens chez eux, ils ne sont pas libres de leur permettre de fumer; je le sais parce que dernièrement des délateurs se sont plaints à la propriétaire d’une amie (non fumeuse) qui avait permis que l’on en grille une chez elle… Tant qu’à moi, c’est du délire.
Je fume depuis longtemps, j’ai essayé d’arrêter et ça m’est extrêmement difficile. J’aimerais que l’on traite ma maladie comme telle, pas en me jugeant. La majorité des fumeurs ne sont pas des tarés irrespectueux. Je ne fume pas dans les endroits interdits. Je me plie aux règlements et aux restrictions mais ne me blâmez pas de devoir aller me garrocher sous la pluie ou dans le traffic par une température de moins vingt degrés parce que j’ai physiquement besoin de ma nicotine.
Accordez un peu de budget pour surveiller et punir les automobilistes qui laissent rouler leurs véhicules à vide. Interdisez aussi les feux de bois en zone urbaine. Ceux qui puent de la gueule en public ou qui empestent l’after shave dans les transports en commun. Tant qu’à faire, rendez publics les chiffres qui mesurent la quantité de polluant émis par le carburant de chaque mise en orbite d’une fusée – j’avais lu quelque part que cela équivalait à un chiffre astronomique!)
Et surtout taxez un peu les cons, les intolérants, les racistes, les profiteurs, ça fera des revenus supplémentaires à l’état qui pourrait puiser à même la poche de ses élus tant qu’à faire.
Tout cela pour dire que l’on tend la main aux joueurs compulsifs, on déplore la violence et le taxage, on a pitié des alcoolos, il y a des centres d’aide pour les toxicos, il y a du support pour les outremangeurs anonymes, les gros, etc. mais qu’il y a une volonté générale d’abolir les préjugés. Pas avec les fumeurs.
Je sais que je pue. Que mes doigts sont parfois jaunis. Mes dents aussi. Je ne demeure pas dans cet état parce que j’apprécie particulièrement cela. Mais ce n’est pas cela qu’il faudrait transmettre aux jeunes. Ce qu’il faut leur faire comprendre c’est qu’une fois que l’on est fumeur on l’est pour la vie. Même si on a cessé. Vaut mieux ne jamais y toucher. C’est cela qui est mortel.

jeudi 11 février 2010

...Et pendant ce temps dans la vraie vie

Je discutais embourgeoisement avec un restaurateur qui a migré de la «Main» (rue Saint-Laurent) vers la rue Amerst, près d’Ontario parce que les loyers devenaient trop chers et nous en sommes venus à la conclusion que l’indice de santé d’un quartier se mesure à la quantité de vieux qui y habitent.
Je me répète probablement mais j’habite sur la même rue depuis environ vingt ans et j’ai vu disparaître petit à petit les personnes âgées pour voir apparaître des bien nantis qui ont des belles voitures et qui se foutent éperdument de leur environnement et du voisinage. De toute façon, ils n’en ont rien à cirer, ils travaillent tout le temps pour payer leurs chalets.
Et à quoi ils servent les vieux? Ils sont régulateurs, ils font de la surveillance.Ils recueillent le chat perdu et retrouvent le propriétaire. Ils surveillent les allées et venues des enfants et les mouvements suspects, ils nous protègent.Ils nous donnent des conseils et fréquentent le dépanneur, l’épicier du coin et racontent des tas de trucs importants pour la vie de quartier. Ils sont écolos et font rouler l’économie locale.Le restaurateur me raconte qu’un jour il stationne son camion devant chez lui (où il habitait depuis sa naissance) et voyant qu’un vieux sur son perron le scrutait des yeux il lui lance : Surveille bien mon camion! Et l’autre de répondre, t’en fais pas, ça fait depuis que t’as six ans que je te surveille! Je te voyais partir avec ton sac d’école et revenir le soir. Je te connais, je connais ta femme, tes enfants, ton histoire, toutes tes allées et venues…
D’accord, on peut penser que la vie privée en prend un coup mais tout de même, ç’est aussi rassurant…Comme dans toutes les bonnes histoires, la fin est triste. La semaine suivante, voyant des gens s’affairer dans l’appartement il leur demande où déménageait le vieux…Il venait de mourir.
Cette rencontre a été rendue possible dans la quincaillerie de quartier où il fait bon flâner et échanger des anecdotes, des pensées du jour et une tonne de trucs inutiles.

Paradis perdu

Illusions perdues….Là où l’effet visuel spectaculaire côtoie l’insignifiance du propos. Faut-il que je le souligne à grands traits : je suis tannée du conceptuel. On peux-tu passer à autre chose? Une belle enveloppe vide, noyée dans les clichés qui se succèdent à un rythme prévisible. Un engin de guerre transformé en croix pour l’émule de jésus qui s’y tient en position de crucifiction…des tis-papillons, des fleurs qui surgissent des cendres et… je n’ai toujours pas compris l’idée des condoms emplis de semence qui pendent du plafond (et auxquels ils s’accrochent) supposément pour figurer des mamelles…Savez-vous à quoi ça ressemble au moins? On pelte abondamment. Le personnage principal pelte du début à la fin. Au deux tiers de la «pièce», il se pelte une femme. À peine a-t-elle surgi, qu’elle est déjà un objet de désir et deux minutes après elle enfante (d’un casque de soldat) d’un adolescent attardé qui gne-ugneute à qui mieux-mieux. Ri-di-cu-le. Et si c’est par dieu, eh bien elle fornique avec son frère, non? On se perd dans l’incohérence. D’accord, les effets visuels sont parfois à couper le souffle, ils fonctionnent très bien, notamment au moment où le comédien surfe suspendu dans le vide, celui où ils canotent sur l’eau et à deux ou trois autres moments. Les compositions de Daniel Bélanger sont envoûtantes. Mais il n’y pas de magie dans ce spectacle. La mayonnaise ne prend pas. Les tableaux se succèdent, on baisse le rideau, on lève le rideau, on re-baisse le rideau et on le re-monte. Le pauvre Pierre Lebeau qui narre un texte tellement gnan-gnan….Que dire de la fin? L’histoire qui s’est étirée à n’en plus finir, n’en finit plus de finir comme si on avait pas trouvé la manière de faire sens. On flanque un enfant sur la scène avec un diaporama de visages d’enfants, en noir et blanc. Dé-ké-sé? Désolé mais je me suis profondément ennuyée et au prix où sont les billets, je comprends que ça ne se crie pas haut et fort et que les critiques se font tièdes mais si vous pouvez éviter, évitez.

lundi 8 février 2010

˙˙˙sɹǝʌuǝ,l à ǝpuoɯ ǝl ʇsǝ,ɔ ...et l'imaginarium...

Ai beaucoup aimé le film «The imaginarium of doctor Parnassus». Je ne sais pas pourquoi il y a des films qui semblent passer dans le vide de l'imaginaire populaire et des faits relatés. J'aimerais bien pouvoir en discuter avec quelqu'un mais personne autour de moi ne l'a vu. Bizarre, ce film est loin d'être parfait mais j'ai apprécié ses décors en carton pâte, l'ambiance et l'audace du scénario décousu. Je me demande d'ailleurs s'il l'aurait autant été si Ledger y avait survécu? En tout cas il récolte 66% au «tomatomètre» du site RottenTomatoes. Pas mal.
Et puis,
Dans la série sites inutiles mais ludiques, celui-ci: qui permet d'écrire à l'envers...
http://www.revfad.com/flip.html
J'essaie de passer de l'autre côté du miroir.

lundi 18 janvier 2010

Avatar et Waterhouse

La nature tient décidément un rôle proéminent dans notre imaginaire, dans notre mythologie. Le mot échec résume la conférence de Copenhague sur les changements climatiques et Haïti tremble encore, Hollywood nous livre un film très impressionnant (vu en 3d ce w.e.) et le musée des Beaux-arts à Montréal nous présente une exposition mettant de l’avant le travail du peintre John William Waterhouse, intitulée; «Le jardin des sortilèges… » (vue hier). Il y a un lien à faire entre tout cela. Non seulement parce que c’est de la nature dont il est question, mais aussi de l’importance de l’invisible. Ce sont les traces d’une culture qui s’estompent avec la destruction des plus importants édifices en Haïti, la disparition de milliers de gens, la désolation. Avec suffisamment d’aide et beaucoup de courage, ils pourraient pouvoir lentement se reconstruire, se restructurer mais c’est une dure bataille qu’ils auront à livrer. Comme avec Katrina, l’ouragan qui a dévasté la Louisiane, nous nous questionnons sur les lieux où les populations s’établissent. Ce dont il est question dans la plus grande peur de ce qui sera provoqué par les changements climatiques (à part le parfum de fin du monde) est le déplacement de peuples entiers. On en est à se demander où ils pourront se re-localiser sans faire ce qu’il faudrait faire pour protéger les milieux naturels. Tremblements de terre effroyables et Tsunamis ne sont malheureusement que les manifestations préliminaires de ce qui nous attend probablement. C’est exactement ce que l’on a fait avec les zoos. Je déteste les zoo. L’idée de devoir mettre des organismes vivants sous verre, sous les barreaux pour pouvoir les observer me donne la nausée.
Un petit film accompagne l’exposition au musée des Beaux-arts. Je ne l’ai regardé que partiellement parce que je suis allergique à toute effusion d’hémoglobine. Dans les bouts que j’ai pu voir, des arbres saignent lorsqu’ils sont abattus par des bûcherons. Quelqu’un à écrit un commentaire intéressant dans le cahier à la fin de l’expo; quelque chose comme «Qu’est-ce que vient faire ce film éco-fasciste dans cette exposition…quel est l’Einstein qui a eu cette idée?» Le seul fait de nommer Einstein dans cette phrase en dit long, bien sûr il ne s’agit que d’une expression mais tout de même… Il est intéressant de constater que certains ne font toujours pas le lien entre la déification de la nature et sa disparition…Plus nous la malmenons plus nous la louangeons. Nous la détruisons en la vénérant…
Pandora (l’éden dans le film Avatar), est une planète hallucinée et hallucinante. La nature de toutes les couleurs (et elle en fait voir), est représentée comme ayant des pouvoirs surnaturels. Il y a quatre ans, ma voisine a fait abattre un gigantesque arbre qui se trouvait dans sa cour arrière parce qu’il faisait de l’ombre et il laissait tomber des cochonneries dans piscine nouvellement creusée. J’ai pleuré comme ils pleurent dans le film, la destruction de leur arbre. J’ai tenté de savoir comment elle pouvait avoir le droit d’abattre cet arbre centenaire qui était splendide. J’ai vu les écureuils se sauver quand ils sont venus avec leurs haches, leurs scies et leur nacelles. Ça m’a crevé le cœur sans que je puisse faire quoi que ce soit pour les en empêcher.C’est aussi cela la bêtise humaine. Je me demande si nous valons vraiment la peine d’être sauvés de quoi que ce soit…
À l'instar de la proposition de Cameron, serons-nous obligés de croire que des petits bonshommes bleus (lire des extra-terrestres) viendront nous délivrer de nous-mêmes?