mardi 20 janvier 2009

Dites 44

Je ne songeais aujourd’hui qu’à cet impératif que prononcent les (photographes) dentistes (peut-être ce lapsus était de l’ordre de l’extraction de dent?!) Devant l’hyper médiatisation de l’assermentation du 44è président des États-Unis. De l’événement je ne puis dire... qu’enfiiiin. Je suis la première à m’en réjouir mais je dois ajouter que j’avais hâte que ce chose faite pour que la planète entière recommence à respirer. Jusque là, tout le monde retenait son souffle, comme si la crainte que cela ne puisse pas se produire paralysait le monde entier.
Je me réjouis également que ce soit un noir qui ait enfiiiiin été élu. Mais je m’inquiète tout de même que l’on souligne cet aspect de manière si répétitive. Manque d’imagination? Manque de curiosité? Et s’il avait aussi quelque chose à dire? Pourrait-on à partir de maintenant écouter ce qu’il exprime au lieu de s’extasier sur la couleur de sa peau. Je me demande jusqu’à quel point il ne s’agirait pas ici de racisme inversé ou une recherche d’exotisme pour expliquer le succès, le charisme de l’homme.
Toujours est-il que je sors d’une rencontre dynamisante intellectuellement et humainement et je suis fière que celle-ci se soit tenue aujourd’hui, je pourrai toujours me dire qu’en cette journée mémorable, moi aussi j’avais des raisons de plus d'avoir le 44 gravé au coeur.

lundi 12 janvier 2009

Le ciel est bleu

Entre deux lectures le ménage s’impose. Les jours de grand dérangement, comment ne pas être découragée devant la somme de paperasse accumulée? J’ai attaqué le bureau. Cet endroit devenu impraticable est en passe de redevenir envisageable. Il faudrait que je me débarrasse des trois quarts des choses qui tiennent dans cet endroit, pourquoi n’y parviens-je pas? Je m’inquiète moi-même quand je m’entends justifier ma névrose par un sentimentalisme crasse.
Et cette poussière, d’où vient elle? Me suis toujours demandée comment se constituaient les résidus de nos appartements. J’imagine un tas de choses. J’ai un problème avec la balayeuse, c’est le vacarme qu’elle émet. Quant à moi, j’aspire au silence. Cela participe à la violence du geste et à l’urgence. Vous êtes-vous déjà demandés pourquoi on se pressait tant à s’acquitter de cette tâche? Eh bien… voilà... Tous ces gestes brusques et précipités…Il me semble qu’il serait doux qu’elle ronronne, la gestuelle pourrait être fluide, souple, aérienne. Suis-je seule à retrouver toutes ces choses perdues au beau milieu d’une pile de journaux. Comment ont-elles pu se retrouver là?
Cela n’a rien à voir avec le titre du billet, inspiré (ou expiré, tout dépend) par mon amour du crépuscule et qui me donnait envie hier, lorsque je contemplais le ciel au moment précis où le jour se change en nuit, de souhaiter que l’année soit calme, sereine, que cette tranquille immortalité se propage à travers les êtres et puisse permettre de nous rendre meilleurs.
Finalement tout cela a un certain lien : quand je fais du ménage je me promets de ne plus rien acheter qui ne soit absolument nécessaire, de veiller à ne pas surcharger notre planète et de faire des choix qui soient conséquents. Toute une vadrouille. Je feuillette «Le zen des petits riens» de Gary Thorp que l’on m’a offert, sans grand entrain. Mystique dans ma jeunesse, je fus Karaté Kid avant l’heure.
Parlant de cinéma, je n’ai vraiment pas aimé le film The Curious Case Of Benjamin Button. Trop long, trop anecdotique…j’ai cherché en vain l’âme du film en regrettant de n’être pas allée, en lieu et place, voir une expo. Je compte bien me reprendre cette semaine.
Ai également loué «The duchess», pas mal, mieux en tout cas que «Marie-Antoinette» de Sophia Coppola et «Une vielle maîtresse»…visionnés également cette semaine.

samedi 10 janvier 2009

Long courrier

Pourquoi j’aime le Courrier International de janvier 2009? Parce qu’il y a de longs articles, parce qu’ils ajoutent des cartes lorsqu’il est question d’un pays, histoire que nous puissions le situer, en ne pensant pas que nous savons tout. Parce que c'est tout à fait comme cela que nous apprenons! Parce que dans ce numéro on nous explique pourquoi les filles ont en général plus froid que les gars…Parce qu’il y a un article qui souligne que nous prenons pour acquis que les gouvernements devraient aider les grandes pétrolières…Parce qu’il y a des articles qui traitent de problèmes et de problématiques de Turquie, du Pakistan, de Colombie, d’Afrique… Et parce qu’il y a un spécial sur les femmes françaises! Parfaitement parce que.
J’en conviens, cela fait beaucoup de parce que, mais je ne trouvais pas autre façon de justifier le fait d’écrire ce billet. Parce que je m'en vais de ce pas fréquenter leur site: www.courrierinternational.com

vendredi 2 janvier 2009

Àquoibonnisme

Dans la rubrique: est-ce que quelqu'un peut m'expliquer à quoi cela sert exactement?! Je suis tombée sur un lien qui m'a laissée perplexe en ce début de nouvelle année...
http://www.wombat.zaq.ne.jp/fare/steak.html

Un peu plus élaboré que du scrapbooking mais tout de même...

mardi 30 décembre 2008

L'amour au temps du choléra

Au moment où j’entamais mon popcorn dans les émanations de chlore du cinéma DuParc, les premières images crues, violentes et cruelles de Slumdog Milionaire sévissaient. On peut dire que ce film a les défauts de ses qualités : ce qu’il nous dévoile vaut amplement ce qu’il tente de dénoncer. Hourra pour le courage et la force de nous montrer des cités telles qu’elles sont; sales, encombrées…Bravo pour le réalisme de l’impitoyable état de survie des humains pris dans ce bain (c’est le cas de le dire). Les images sont vraiment bien tournées, le casting est excellent, le montage quasi sans failles. La musique très appropriée.
Je dois dire que j’ai tout de même un problème avec le fil conducteur et la fin. Cette poursuite du bonheur à l’américaine, cette pensée magique que l’argent peut tout régler. J’ai ressenti un certain malaise devant l’universalité de cette croyance, de ces valeurs. Penser qu’il n’y a pas d’autre porte de sortie, pas d’autre issue.
Je me suis demandée à quoi sert le cinéma, ce cinéma. Ses innombrables scènes de poursuites pourraient nous faire croire qu’il s’agit ici d’un film d’action. Ça pourrait aussi être de la propagande pour la loterie et les jeux, quand on sait qu’il y a tant de gens pauvres qui investissent des sommes bien au-dessus de leurs moyens dans ces impôts sur le rêve…
Je préfère penser que le personnage principal est aux prises avec un but, un objectif suprême : la retrouver coûte que coûte et y voir, par là, un film d’amour. La dernière scène, ultra kitsh m’a confortée avec cette idée. Un soupçon d’ironie et une beurrée de fondant à la guimauve.

mardi 23 décembre 2008

Opium 37

Ai Beaucoup aimée cette pièce, vue en après-midi, un jour de tempête. En fait c’était la dernière représentation et c’est dommage qu’une telle production ne soit pas à l’affiche un peu plus longtemps…Chapeau au texte finement écrit par Catherine Léger, enfin on nous donne du sens à entendre! Muriel Dutil livrait une excellente prestation. Normand Daneau était fort touchant.
Le Décor servait très bien le propos. Il y avait longtemps il me semble que j’avais vu une pièce aussi bien fignolée, du théâtre comme il ne s’en fait plus: simple, précis, efficace. Très bonne mise en scène. Que de plaisir d’y assister dans une petite salle. Le seul bémol est pour le jeu du comédien qui faisait Artaud. Je ne l'ai pas trouvé suffisamment criard, nasillard…trop guttural. Dans la série galerie de personnages marquants il y a celui interprété par Martine-Marie Lalande, étonnamment curieux, pari réussi! Enfin, dans l’ensemble c'est du solide, sans fla-fla et drôlement bien chanté notamment par l’excellente voix de Kathleen Fortin. Si toutes les productions du Quatre sous sont telles : ça promet!

mardi 2 décembre 2008

Oh, patate!

Ai lu dans la revue «Cellier» que nous nous trouvons en cette année internationale de la pomme de terre. Cette nouvelle me réjouit. Je me sens privilégiée puisqu’il existe tant de fruits et légumes que nous ne sommes pas prêts de revivre cela, c’est comme une éclipse avec un pédoncule.
Dans le même article, il est question de Françoise Kayler. J’imagine facilement qu’elle dégage une force tranquille, j’aime cette passion qui s’exprime avec détermination et obstination. Un chemin au long cours, un pas régulier qui va constamment vers l’avant. Il paraît qu’elle a un blogue; gastronote.blogspot.com…Quelle femme de (bon) goût! Je prends des notes sur l’admirable style (en effet) sobre, précis et efficace de sa plume. Je suis bien d’accord, patate, c’est pour les navets.
Nous avons appris la mort de Hélène Pednault et ça me rend triste parce c’était une femme qui n’hésitait pas dire ce qu’elle avait dans les tripes, la conviction, une autre manière d’exprimer la passion. Et puis aussi Bettie Godwin…Décidément.